En quelques heures, les images ont fait le tour des médias, qu’ils soient traditionnels ou internet. Des images tournées par l’association L214 dans l’abattoir intercommunal de Mauléon-Licharre, dans les Pyrénées-Atlantiques. Là, l’association a constaté des actes cruels dans la mise à mort des agneaux de lait, des veaux et des bovins qui passent sur les chaînes d’abattage de cet établissement public certifié bio et Label Rouge.

« Coup de pied, agneaux attrapés par les oreilles ou la toison : les opérateurs font preuve de violence dès l’acheminement des animaux. Les étourdissements électriques inefficaces sont nombreux. Bien souvent les électrodes n’enserrent pas la tête des animaux, mais leur cou, leur ventre ou leur arrière-train. Ces positions provoquent des décharges électriques douloureuses et inefficaces pour rendre les animaux inconscients. Les agneaux sont frappés avec le matériel d’accrochage lorsque ceux-ci n’ont pas été étourdis, infligeant une extrême douleur aux animaux, sans pour autant les rendre inconscients. Les cadences trop rapides entraînent des situations de chaos où des animaux tombent de la table d’accrochage, ou d’autres s’échappent, tandis que des animaux arrivent sur la table d’accrochage sans avoir été étourdis. Ils sont suspendus et saignés pleinement conscients. En l’absence de l’employé au poste d’accrochage, un agneau pris entre deux crochets est écartelé vivant. Il agonise pendant plusieurs minutes », indique l’association L214 dans son communiqué.

L’association a décidé de déposer plainte auprès du Tribunal de Grande Instance de Pau pour de sfaits de maltraitances, de sévices graves et d’actes de cruauté, avec une demande de référé expertise auprès du tribunal administratif de Pau.

Aussitôt, le maire de Mauléon-Licharre a décidé de suspendre les activités de l’abattoir intercommunal, qui sert autant les viandes Label Rouge que de grandes tables parisiennes et françaises. De son côté, le Ministre de l’Agriculture a annoncé le contrôle de tous les sites d’abattoirs en France sous un mois ; car ce cas n’est malheureusement pas isolé.